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Retour vers le futur :

La pin's mania !

 

Le pin’s est quelque peu passé de mode mais il n’est pas mort. Petit bijou souvent porté comme accessoire, il fait l’objet d’une véritable mania depuis qu’il existe. Les collectionneurs se l’arrachent. Petit retour sur la pin’s mania.


Le pin’s dans sa forme primaire est né dans les années 20. Toutefois, sous sa forme actuelle, il ne fête que son vingtième anniversaire. Ce petit objet cantonné au départ à un usage militaire, comportait un petit écrou vissé sur le pic à l’arrière et a connu pendant des années une grande popularité. C’est seulement en 1987 avec la médiatisation du tournoi Roland Garros, que la mode est véritablement lancée. Commémoratifs, publicitaires, ils se portent par tous et s’accrochent partout. La Pin’s mania commence alors. Gagnés, donnés et même maintenant encore vendus, les pin’s font l’objet de grandes collections par les amateurs. Il se tient même un salon international du Pin’s à Louviers dans l’ Eure, signe que ce petit objet attire encore et toujours une certaine clientèle. Contrairement à ce qui se passe pour les timbres poste, les télécartes, les monnaies et autres petits objets de collection, il n’existe pas d’ouvrage de cotation régulièrement mis à jour pour les pin’s. Quelques guides ont été publiés dans les années 90 au moment de la grande mode des pin’s. L’Argus du pin’s d’Alain Goldberg (hors série du magazine Pin’s-Up) édité en 1992 demeure l’ouvrage de référence pour les collectionneurs avertis.
Il en existe une infinité de variétés, cependant il est possible de les classer en catégories. Les plus adeptes des collectionneurs sauraient donc faire la différence entre le pin’s epoxy, recouvert d’une sorte de résine et souvent fabriqué en grande série à Taiwan. Il est LA pièce ordinaire par excellence. Vient ensuite les pin’s dits en émail à froid ou en émail grand feu qui se rangent dans une catégorie intermédiaire. Enfin Le pin’s Zamac qui est le pin’s haut de gamme. Plus épais, mieux fini, il porte souvent une signature prestigieuse comme Arthus Bertrand, sorte de Rolls Royce du pin’s, ou encore Ballard et Decat.
Pour célébrer les 20 ans de ce petit bijou, se tenait la 5e édition du Salon international du pin’s de Louviers en Normandie le 7 octobre dernier.
Il s’agit du plus gros rassemblement annuel de collectionneurs en France avec une soixantaine d’exposants venus de tout le pays et de l’étranger accueillant plus de 2000 visiteurs chaque année. Le pin’s, petit objet à caractère commercial au départ, s’est vu médiatisé, apprécié et adoré.Il connaît aujourd’hui encore un grand succès. • Sarah Sied